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Almanach des Grâces (1791)

Almanach des Grâces (1791)<br />
Almanach des Grâces (1791)<br />

     

     Dans l’Almanach des Grâces de l’année 1791, on voit plus une conscience politique que dans celui de 1789. D’abord, le dévouement, qui était pour la « Comtesse d’Artois » en 1789, devient maintenant un dévouement à « Madame d’Artois ». En plus, le contenu  est aussi devenu plus politique : certes, pour la plupart du contenu, il s’agit toujours de vers romantiques, des poèmes dédiés aux femmes particulières, ou des chansons pastorales, mais on trouve des exemples, comme « L’Avocat d’Amour à L’Assemblé Nationale », qui démontrent une volonté de la part des rédacteurs d’engager des discours politiques et mêmes satiriques.

     En même temps, il faut se souvenir que cet almanach consiste de soumissions faites par les hommes du public, que les rédacteurs choisissent de publier, et que ce poème ne représente qu’une seule soumission entre des douzaines d’autres. Quoiqu’on puisse noter une plus grande conscience politique dans cette édition de l’almanach que dans le précédent, cette nouvelle conscience ne domine pas.