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Almanach des Grâces (1793)

Almanach des Grâces (1793)<br />

 

     Pour la première fois, on voit que l’Almanach des Grâces est dédié « à la plus belle » au lieu de la Comtesse d’Artois. En outre, l’année de l’édition — 1793 — est fournie de deux moyens différents : dans le style ancien, avec les chiffres romains et aussi par la description « l’an premier de la République française ». L’imprimeur, qui, jusqu’à cette édition ne s’appelait que « Cailleau et fils » devient maintenant « Citoyen Cailleau » et son almanach contient non seulement les « étrennes érotiques » mais aussi  les étrennes « patriotiques ».

 

Almanach des Grâces (1793)<br />

 

 

    Ces différences qui sont évidentes dans la page de titre de l’almanach deviennent particulièrement frappantes quand on considère le reste de l’almanach. Malgré ces différences apparentes, l’almanach ne diffère pas trop en contenu des éditions de 1789 et 1791. Cette continuité de contenu est évidente dans l’exemple de « La Bergère Sensible ». La fixation sur les bergers et les bergères, et la vie pastorale qu’ils représentent, caractérisait l’élite de l’ancien régime, en particulier Marie-Antoinette et ses proches à la cour du Petit-Trianon (Martin 2011).